• « Par des plaques de bronze, on s'approprie la gloire des pilotes qui ont couru les 24 heures du Mans et qui ont fait la gloire...du Mans. Et on refuse les voitures en ville ! »
Si on ne savait pas que Bruno Vandestick travaillait au service de communication de l'Automobile Club de l'Ouest (A.C.O.) et qu'il était le speaker officiel des 24 heures du Mans, nous aurions de quoi être surpris ! S'il subodore l'existence d'un lobby anti-voiture, lui ne peut se cacher d'appartenir à celui du tout-voiture !
• Bruno Vandestick se plaint du manque de places de stationnement : il existe pourtant près de 3000 places dans les parkings souterrains de la ville et de plus, la ville du Mans est encore une des rares à proposer du stationnement gratuit en centre ville !
• Il affirme que l'on refuse les voitures en ville... j'espère que c'est un lapsus ! Avenue du Panorama, c'est encore en ville et je pense que les 25 000 spectateurs présents à la journée de test des 24 heures hier dimanche, ne sont pas tous venus en tramway ou en transports en commun. S'il parle du centre-ville, la voiture est loin d'y être interdite et je l'invite quand il le désire pour une balade rue de Bolton ou rue de l'Étoile où il pourra constater comment les automobiles envahissent les rues pourtant piétonnes et où certains commerçants stationnent en toute impunité et gratuitement toute la journée.
• Puisqu'il aime le vélo, je l'invite également à un petit tour dans notre ville pour voir comment les bandes cyclables sont devenues trop souvent des places de stationnement pour automobiles...
• Prendre sa voiture pour « se déplacer naturellement ». C'est quoi le naturel ? Il me semblait que le plus naturel, c'était la marche... si les déplacements sont un peu plus longs, le vélo ou les transports en commun... l'automobile ne vient bien qu'après ! Certes, on ne prend pas sa voiture pour rejeter du CO2, mais en la prenant, désolé, on en rejette... et des particules fines avec...
• Oser affirmer que « le sans-voiture est une mode lobbying » alors que nos visites de quartiers et les commissions transports des Conseils de Quartiers ne cessent de traiter des questions liées à des problèmes automobiles (vitesse, nuisances sonores, stationnements anarchiques, etc.) ; c'est pour le moins tendancieux !
Le Mans a vécu 100 ans de culture « automobile » (Bollée, Renault, 24 heures, etc.) où tout lui était dû. Aujourd'hui, le prix du pétrole et la préservation de l'environnement, entre autres choses, ont amené chacun à prendre conscience de l'urgente nécessité de changer cette culture pour aller vers celle des transports en commun et des transports doux. De plus, il n'a jamais été question de ville sans voitures que je sache ; l'automobile a sa place, mais pas plus que sa place.
Pour conclure, lorsque Bruno Vandestick affirme : « Au Mans, d'un point à un autre, le trajet peut ne pas être le même à l'aller et au retour. Ce qui doit apparaître comme étonnant à un étranger du Mans et peut-être pire à un étranger d'ailleurs », je lui répondrai que c'est normal car les sens uniques existent depuis longtemps au Mans comme ailleurs .... pour fluidifier la circulation automobile !
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